de l’avenir du… Marketing Flou

Je reste souvent un peu sur ma faim lors de la lecture d’articles dédiés à la mercatique appliquée au monde d’Internet et de sa concrétisation au sein des outils de gestion actuellement sur le marché.

Alors que nous disposons potentiellement d’outils informatiques extrêmement évolués, il me semble bien souvent que les théories marketing sont réductrices, un peu binaires, ou peut être trop calquées sur les modèles du merchandising traditionnel.

En terme d’outils d’application cela se traduit par l’utilisation de la paire chérie du programmeur procédural : « if … else », alors que bien souvent l’alternative « could » serait nécessaire pour ouvrir des champs de finesse avancés.

C’est en cela que la « théorie du flou » et ses implications du point de vue de l’intelligence artificielle pourrait trouver de nombreuses applications au sein du marketing. Je n’ai pas trouvé de travaux allant dans cette voie (ou peut être pas assez bien cherché ?), pourtant les recherches théoriques en sciences cognitives, ou en mathématiques pures existent, voire des ébauches dans le domaine de la connaissance stratégique .

Or qu’il y a t’il de plus « flou » que l’approche d’un prospect ou d’un client (au sens large de visiteur sur un site internet). Devons nous nous contacter d’une simple connaissance duale ? :

  • s’il (if) est déjà client je le conduit ici
  • sinon (else) c’est un prospect je le conduit

Ou devons nous aller plus loin en imaginant d’autres hypothèses (could) qui pourraient le conduire vers un point qui retiendra son attention.

Bien sûr, les théories marketing ont un objectif d’efficacité économique et visent à capter le plus grand nombre, ce qui pourrait expliquer un relatif manque d’intérêt pour des applications qui fouillent dans l’hypothèse du plus petit dénominateur commun.

Pourtant, quand le client devient difficile à conquérir, le plus exotique d’entre-eux devient une cible attrayante.

Aussi quand, analysant le cheminement des internautes sur un site marchand nous constatons que l’accès depuis une page donnée conduit uniquement vers 0.2% de concrétisation d’achat alors qu’une autre permet 3%, devons nous conclure :

  • cette page à 0.2% est mal faite il faut la repenser
  • cette page a permis des concrétisations, est-ce que je connais le profil des internautes concernés, comment puis-je en tirer profit à l’avenir

Bien sûr un telle stratégie pose des questions délicates :

  • finesse des bases de données
  • problèmes éthiques sur la collecte d’information
  • … je ne crois pas que l’opérateur logique « could » soit très répandu …

Mais en même temps je crois que l’avenir est là !!!. Et, bien que n’étant pas dans le secret des dieux, je suis persuadé que certains laboratoires de moteurs de recherche bien connus doivent travailler ardemment sur ces sujets.

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