Au terme des marottes du marketing internet, créer une communauté virtuelle peut se résumer, pour une entreprise commerciale, aux points suivants :
- créer un site “satellite”, plus ou moins distinct du site commercial
- y favoriser l’expression libre (et néanmoins contrôlée ?) d’une communauté d’internautes potentiellement intéressés aux produits du site commercial
- espérer que la communication générée sur le “satellite” engendrera un trafic optimisé vers ce site commercial.
Jusque là rien de répréhensible… car tous les moyens réguliers, qui sont aptes à créer des “affaires” sont finalement très respectables.
A ce titre les “communautés de joueurs” incitées par les éditeurs de jeux en ligne me paraissent un bon exemple acceptable de ce qui peut se faire dans le domaine.
Par contre, je suis beaucoup plus circonspect quand la communauté virtuelle avance masquée …
Prenons un exemple; la communauté des internautes qui aiment chanter en choeur peut, à loisir trouver de l’information sur son passe temps favori sur les sites suivants :
- la corde vocale
- chorales.info
- festivocal (dont je suis l’animateur…)
Rien ne distingue fondamentalement ces trois sites, ils permettent aux amateurs de chant choral d’échanger, de partager des infos, de faire connaître leur groupe …
… rien sauf un petit détail donné par une lecture attentive du whois
Le domaine chorales.info est la propriété de la SAS Arezzo, honorable e-marchand en partitions. Je ne suis pas extrêmement choqué qu’une entreprise de vente sur internet utilise tous les moyens de la toile pour générer du trafic sur son site. Je me pose simplement la question de la pertinence et de l’efficacité :
Ne serait t’il pas plus qualitatif et moteur pour la marque di-arezzo d’annoncer clairement sur chorales.info : “di Arezzo, encourage la pratique musicale amateur et met cet espace à la disposition des chorales” ? plutôt que d’avancer sous la fausse barbe d’un pseudo site communautaire …
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