Cela peut sonner comme un vilain poncif de se réclamer de cette notion de développement durable tant, chacun, dans des domaines aussi variés que : l’environnement, la politique énergétique, l’aménagement des territoires… peut y faire référence.
Mais, au delà de l’effet de mode, et du caractère “branché” du vocabulaire je crois qu’il existe de réels enjeux pour le World Wild Web autour de ce principe.
Les tenants de concepts informatiques pourront utiliser la notion de “continuité de service”, les philosophes, peut être, celle de “rémanence des savoirs”… peu importe. Il me semble qu’au cours des dernières années la “base de donnée” des connaissances humaines s’est déplacée sur un nouveau support dont il est devenu extrèmement difficile de s’affranchir.
Cela ne serait pas réellement important si ce déplacement ne touchait qu’à la bonne information du “grand public”. Mais l’enjeu profond c’est, me semble t’il, qu’il touche aussi au fonctionnement de base de fonctions essentielles :
- la recherche fondamentale
- la politique (sous toutes ses acceptations …)
… qui reposent donc sur des modèles technologiques et des moyens, qu’à l’échelle de l’humanité, l’on peut qualifier d’éphémères (25 ans …), cela me parait terriblement hasardeux.
Alors, quand je constate l’inutilité des mes sauvegardes réalisées sur des disquettes au format 5 pouces un quart, l’illisibilité de mes vidéos au format Betamax, l’incompréhension de mon système d’exploitation devant un programme réalisé sous une version antérieure … je me dis vraiment qu’il est vital (au sens premier) de favoriser, développer, promouvoir des modèles technologiques :
- ouverts
- accessibles
- évolutifs
… et durables.
Pourtant, et là cela devient peut être un peu compliqué, je crois être assez “libéral” en termes économiques, mais peut être sous une forme qui implique de déplacer “la valeur” au delà du brevet ou de la propriété du concept. Je vous promets d’y réfléchir pour un prochain article.